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- Comment les émotions influent-elles sur le mal de dos ?
Il est très important de prendre soin de notre hygiène posturale et de ne pas surcharger l'axe de notre corps, car cela peut provoquer des céphalées et des problèmes gastriques, ainsi que des douleurs dorsales. Comme vous le savez, des facteurs comme l’usure osseuse et articulaire, ainsi que les mauvaises postures répétées, peuvent provoquer un mal de dos chronique. Malgré tous ces facteurs physiques, il ne faut pas négliger l’impact que peuvent avoir nos émotions sur l’ensemble de notre corps. En effet, le stress, les préoccupations et l’anxiété chronique, peuvent provoquer une surcharge dans notre dos. Tous les 16 octobre de chaque année, c’est la Journée mondiale de la colonne vertébrale. C’est l’occasion pour célébrer toutes les avancées dans ce domaine et encourager les nouveaux projets autour de cette thématique. L’influence de nos émotions négatives, des tensions et du stress accumulé a un impact direct sur notre mal de dos. Le poids des émotions sur le mal de dos Bien souvent, le fait de vivre de longues périodes de stress, de peurs réprimées et d’angoisses que nous ne parvenons pas à gérer, entraîne des troubles physiologiques, comme le syndrome du côlon irritable ou des dysfonctionnements de la colonne vertébrale. Vous vous demandez certainement comment cette relation est possible. Il faut savoir que le cerveau a un impact considérable sur notre colonne vertébrale, cet axe qui dresse notre buste. La notion de colonne fait référence à un support vertical qui permet de supporter un poids, alors que le terme vertébral englobe cet ensemble incroyablement complexe de petits os et d’articulations, qui forme l’épine dorsale dont tous les être vertébrés disposent. Notre dos est en réalité l’axe le plus important de notre corps. C’est une sorte de pilier osseux et musculaire, qui nous offre de la vitalité et de la résistance. Cependant, parfois, nous faisons peser sur lui le poids de toutes nos émotions négatives. Les émotions négatives produisent des changements métaboliques. C’est quelque chose d’avéré, que nous devons prendre en compte. Elles altèrent nos hormones et l’action de nos neurotransmetteurs, elles accélèrent la production de cortisol dans le sang, elles augmentent notre rythme cardiaque, et elles génèrent des changements dans tous nos organes. Cette accélération générale que produisent les émotions négatives, se traduit par une forte tension musculaire, ce qui altère le fonctionnement de nos nerfs et de nos ligaments. La colonne vertébrale subit toutes ces variations. Il est donc très fréquent qu’une douleur émotionnelle se traduise par une douleur cervicale ou lombaire. Dans la suite de cet article, nous allons voir de quelle manière ces problèmes émotionnels peuvent agir sur notre dos. Les douleurs cervicales Le mal de dos ne se concentre pas uniquement dans la zone lombaire. En effet, les douleurs les plus fréquentes sont localisées dans les cervicales. • Les cervicales vont des vertèbres C1 à C7. La première d’entre elles est appelée Atlas, car elle supporte le poids de la tête et nous offre un bon équilibre. • Pour que cette zone soit en bonne santé, il doit y avoir un équilibre et des mouvements harmonieux. C’est une région de notre corps qui a besoin d’une grande flexibilité musculaire, pour ne pas devenir douloureuse. • Cette zone est la plus touchée par le stress professionnel et par les préoccupations du quotidien. C’est une structure musculo-squelettique supérieure, qui est très affectée par le travail et par les anxiétés de faible intensité, qui surviennent tout au long de la journée. • Pour combattre ces douleurs, il faut réaliser un travail mental chaque matin, pour pouvoir affronter la journée avec plus de calme et d’équilibre. • Vous pouvez également réaliser des exercices légers et harmonieux, en dessinant des cercles avec votre cou. C’est une pratique qui fonctionne également avec les épaules. Les douleurs thoraciques C’est ce qu’on appelle plus précisément la zone dorsale, qui se situe entre les vertèbres D1 et D12. Elle représente une grande partie de notre dos, de notre cage thoracique et de notre cœur. C’est une zone qui est étroitement connectée avec nos émotions. De quelle manière nos émotions affectent-elles cette partie de notre dos ? C’est très simple à comprendre, et il est certain que vous en avez déjà entendu parler : • Une personne affaiblie, qui a un mauvais état d’esprit ou qui se sent triste, a plus souvent tendance à regarder vers le sol, et à avoir un axe corporel incliné. • Lorsqu’une personne souffre des maux précédemment évoqués, elle ne fait pas d’activité physique. Elle passe beaucoup de temps assise, avec le cou penché vers l’avant et un diaphragme qui n’a pas l’agilité qu’il devrait avoir. • Tout lui paraît lourd, sa respiration ralentit, sa circulation sanguine diminue, et il est possible qu’elle ressente des maux de tête, des maux d’estomac, ou une pression dans la poitrine. • Tout cela dérive d’un axe postural incorrect, et d’une surcharge de la région dorsale. Il est donc fondamental de générer du mouvement dans notre corps, en allant marcher ou en s’exposant à la lumière du soleil. • Apporter de l’équilibre à notre dos et nous défaire de nos pensées négatives sont les deux facteurs clés qui permettent de combattre les douleurs dorsales. Les douleurs lombaires La zone lombaire de notre dos s’étend de la vertèbre L1, à la vertèbre L5. C’est une partie très sujette aux inflammations, qui peuvent se traduire par des douleurs sciatiques, voire des dysfonctionnements d’organes importants, comme la vessie ou les reins. • En plus d’être en relation avec l’usure osseuse et les mauvaises postures, cette partie de notre corps est également connectée aux émotions comme la peur, l’anxiété et la dépression. • Les personnes qui se préoccupent trop des autres, et qui oublient de prendre soin d’elles-mêmes, souffrent souvent de douleurs dans cette zone. Elles passent généralement beaucoup de temps debout, à soutenir les autres, tout en pensant qu’elles ne sont pas à la hauteur, ou que leurs efforts ne paieront pas. Les personnes touchées par ces douleurs ont l’impression d’avoir le dos découpé en deux morceaux. C’est un problème qui doit être traité par l’intermédiaire d’une vie plus détendue, par une priorisation de soi-même, et par la consultation de médecins spécialisés. Si vous souffrez de ces maux, essayez de trouver un équilibre au sein de votre monde émotionnel. N’oubliez pas de faire des exercices légers et harmonieux tous les jours. Consultez également un professionnel de santé, pour éviter que votre mal de dos n’affecte votre qualité de vie. Sources : http://amelioretasante.com/emotions-influent-mal-de/
- Semelles orthopédiques pour les sportifs : les bienfaits
Les sportifs, notamment les coureurs à pied, sollicitent énormément leurs pieds. Le port de semelles orthopédiques offre une bonne assise des pieds, mais aussi des membres inférieurs et du dos. Les bienfaits des orthèses plantaires... Une semelle orthopédique sur mesure Pour s'équiper de semelles orthopédiques, la première étape consiste en la consultation d'un podologue, médecin spécialisé dans le traitement des pieds. Le praticien va procéder à un examen clinique minutieux, avec une analyse de la posture en statique et en dynamique, afin de réaliser un appareillage personnalisé, une semelle orthopédique sur mesure. Chez les sportifs, la fabrication d'orthèses dites thermoformées consiste en un moulage direct sur le pied. Réduire le risque de tendinites grâce aux semelles orthopédiques Une pratique intensive de sport provoque naturellement une fatigue du pied. Cette usure est décuplée par de mauvaises positions du pied dans la chaussure, des postures inefficaces donnant lieu à des blessures de type tendinites et fractures de fatigue. L'utilisation de semelles orthopédiques va permettre de réduire le risque de tendinites en corrigeant la position du pied dans la chaussure. Pour plus de confort pendant le sport Moyen de prévention opérant, la semelle orthopédique améliore également considérablement le confort pendant la pratique sportive. Le bien-être généré par le port d'orthèses plantaires se ressent aussi pendant la marche, voire lors de la station debout. En effet, elles permettent de combler les creux sous les pieds pour une meilleure répartition des charges et un soulagement des douleurs d'appui. Soulage les genoux, la hanche et le dos Les semelles orthopédiques ne font pas que du bien à vos pieds, elles sont aussi bénéfiques à d'autres membres de votre corps. Amortissant les chocs des pieds au contact du sol, elles vont venir soulager les genoux, les hanches et le dos. Elles seront prescrites en cas de douleurs d'arthrose du genou ou de la hanche. Les semelles orthopédiques permettront également de corriger les mauvaises postures pendant l'activité sportive, un bienfait que votre dos appréciera volontiers. Sources : http://sport.linternaute.com/faq/672-semelle-orthopedique-pour-le-sport-ses-bienfaits
- Le syndrome de fatigue chronique
Le syndrome de fatigue chronique (SFC) ou encéphalomyélite myalgique (EM) est un syndrome de plus en plus diagnostiqué par les médecins. Il afflige, contrairement à ce que l’on croit, autant les hommes que les femmes (ETMIS, 2010). Le symptôme principal est la fatigue. Par ailleurs, on constate une détérioration fonctionnelle de plus de six mois. Celle-ci est souvent associée à des douleurs musculo-squelettiques, des problèmes cognitifs, des problèmes de sommeil, des perturbations des systèmes neuroendocrinien et immunitaire (Carruthers, 2003). Cette maladie aurait un taux de prévalence de 1,3% au Canada (Park et Knudson, 2007). Plusieurs hypothèses physiopathologiques sont pressenties afin d’expliquer les symptômes du SFC. Quelques hypothèses physiopathologiques L’hypersensibilité à la douleur et la faible résilience au stress portent certains chercheurs à penser que la cause du SFC serait en relation avec une dysfonction dans l’axe hypothalamo-hypophysaire surrénalien (HHS) (Holtorf, 2007; Luyten, 2008; ETMIS, 2010). D’ailleurs, une faible réaction à l’hormone corticotrope, ou adrénocorticotrophine (ACTH) a été remarquée après stimulation de la vasopressine de même qu’une réaction affaiblie de l’ACTH au test de tolérance à l’insuline ce qui témoignent d’un dysfonctionnement de l’axe HHS (Timothy, 1997; Cleare, 2003; ETMIS, 2010). Notons qu’une autre hypothèse serait en lien avec le faible volume de sang éjecté au niveau du cœur (volume d’éjection systolique) et un faible débit sanguin cardiaque. Ces deux éléments seraient en rapport étroit avec l’intensité des symptômes (ETMIS, 2010). On remarque aussi que le syndrome de fatigue chronique présente une réduction du réflexe vagal démontrant la diminution d’efficacité du système nerveux autonome (Carruthers, 2003). Finalement, toutes ces recherches portent à croire que le SFC présente des déficiences marquées au niveau du système nerveux autonome, du système neuroendocrinien et du système immunitaire. L’ostéopathie vs SFC En ostéopathie, certaines recherches ont démontré des améliorations des symptômes cliniques des patients atteint du SFC (O’Connor et Tremblay, 2001; Perrin, 2007; Grenier, 2012; Allaire, 2014). De plus, certaines techniques ostéopathiques ont été mises en avant plan afin de mieux traité les gens atteints du SFC (Perrin, 2007). Tout en considérant que le SFC est un syndrome qui demande des interventions médicales et paramédicales multiples, on peut considérer l’ostéopathie comme un choix à envisager pour les personnes qui souffrent quotidiennement de ce syndrome. Au niveau clinique, l’ostéopathe évaluera, entre autres, les vertèbres thoraciques et les ganglions sympathiques en relation avec celles-ci, le système lymphatique et le mécanisme des pressions ainsi que le mécanisme crânio-sacrée (Perrin, 2007) Sources : http://qualita.ca/indications-de-losteopathie/losteopathie-et-le-syndrome-de-fatigue-chronique/
- Arthrose vertébrale et ostéopathie
L'arthrose vertébrale peut toucher les jeunes comme les personnes âgés, selon les pratiques quotidiennes de chacun. Celle-ci est de plus en plus courante, un traitement ostéopathique permet une amélioration de ces symptômes : douleur, mobilité, ... N'hésitez pas à consulter un ostéopathe, effectuer un suivi (quelques séances par an en moyenne) vous permet un mieux-être au quotidien! L'arthrose vertébrale est l'arthrose la plus courante et la plus redoutable si elle est négligée. Ses répercussions sur les disques intervertébraux, les nerfs rachidiens et la moëlle épinière, les handicaps qu'elle engendre imposent que lui accordions une place privilégiée dans la prévention du vieillissement prématuré. En effet, s'il est possible, au niveau des articulations périphériques (hanche, genoux...) de poser des prothèses, il n'en est pas question encore au niveau de la colonne vertébrale. Il est donc capital d'entretenir, durant toute notre vie notre précieux capital vertébral et de lutter contre son usure prématurée. - > Extrait du livre « Programme anti-arthrose » Edition numérique Guy Roulier. Et plus tôt on commence plus les chances d'échapper à la dépendance de fin de vie augmentent. Ce sont les symptômes douloureux locaux ou au niveau d'un nerf, ou encore la raideur progressive ou soudaine qui feront soupçonner l'apparition du phénomène d'érosion du cartilage vertébral ou du tassement du disque intervertébral. L'arthrose vertébrale apparaît de façon discrète et progressive ; le premier signe d'alarme est la douleur, aggravée par le mouvement, ou un accident aigu suite à un mouvement banal, un coup de froid, une fatigue physique ou mentale, ou une déshydratation importante (par exemple après une longue randonnée sans s'être suffisamment réhydraté;). traitement Le« blocage ostéopathique »: principale cause mécanique des arthroses dites « idiopathiques ». La « lésion ostéopathique » [1] articulaire est un trouble mécanique fonctionnel qui associe une perte de mobilité, une perturbation des axes, une compression articulaire associée à une distension opposée. Elle est souvent révélée par des douleurs dites "arthrosiques" permanentes et aggravées par les postures incorrectes: debout, mauvais couchage, assis dos rond ou de travers, position de la tête penchée en avant, ou au contraire en arrière. Elle peut aussi se manifester suite à des stress psychologiques, un surmenage. Causes : accidents, chutes, chocs, efforts, mauvaises attitudes de travail, insuffisance musculaire. Si vous souffrez de ce type de lésion, longtemps indétectable à la radio et aux examens classiques, il vous faudra attendre souvent des années avant de voir apparaître, mais trop tard, des lésions d'arthrose localisée. Pendant ces années, vous pourrez présenter une cohorte de signes subjectifs apparemment sans cause décelable par les moyens classiques : lombalgies inexplicables, sciatalgies mal définies, douleurs du bassin, dysfonctionnements organiques, dorsalgies, douleurs précordiales et des côtes... lésions cervicales ou crâniennes • maux de tête, sensation d'étau au niveau de la nuque ou du crâne, • sensation de tête pleine ou de tête vide, • trouble de vision ou de l'audition, • bourdonnements ou sifflements d'oreilles, • palpitations cardiaques, • photophobie (phobie à la lumière), • trouble de déglutition, • trouble de la concentration, trouble de mémoire, • névralgie du nerf sympathique (ayant un trajet diffus et variable), • névralgies brachiales, • ainsi que des malaises généraux mal définis. traumatisme cervical ou crânien ancien La plupart du temps, les personnes souffrant de ce syndrome ont consulté de nombreux praticiens, avec plus ou moins de résultat. Pour éviter la douleur, le sujet limite inconsciemment les mouvements du cou et glisse insidieusement vers la maladie. A la radio on observe le plus souvent et au tout début du processus dégénératif une simple asymétrie de l'occiput, un décalage de l'atlas, un redressement léger ou une raideur localisé de la courbure cervicale, voire une inversion si les troubles sont plus anciens... Au niveau du bassin, on observe une torsion ou un décalage. Ce n'est souvent que plus de 10 ans après le traumatisme voire 30 ans que l'on observe l'apparition d'arthrose et d'usure discale caractéristique signant l'atteinte grave des cartilages. Et pendant toutes ces années on s'est contenté de soulager vos troubles et douleurs par des traitements symptomatiques ! Voici le cas typique d'une jeune femme que j'ai vu en consultation récemment. La radio montre le début du processus arthrosique. L'origine de son problème semble être une chute de vélo remontant à 8 ans. A cette époque ni diagnostic ni soins post-traumatiques n'ont été effectués. Aujourd'hui sa gêne fonctionnelle (douleurs brachiales, névralgies d'Arnold, l'a poussée, après deux ans de divers traitements inopérants pour arthrose, à consulter en ostéopathie. Sa radio est évocatrice et correspond aux lésions ostéopathiques décelées lors du premier bilan. Traitement par ostéopathie : généralités. L'ostéopathe soigne les causes mécaniques de l'arthrose, lorsque l'usure articulaire permet encore de récupérer une mobilité. Le traitement a pour but de redonner une mobilité aux articulations "grippées" en assouplissant les muscles, ligaments et aponévroses, puis de restructurer et remuscler la colonne vertébrale de façon douce et progressive. Les manipulations sont proscrites (pas de mouvements forcés). Il faut uniquement utiliser des méthodes douces (ostéopathie fonctionnelle), ainsi qu'une rééducation proprioceptive. Les méthodes synergiques indispensables sont : le stretching vertébral, l'alimentation vitalisante et anti-oxydante, la phytothérapie et l'aromathérapie à visée anti-rhumatismale et activatrice de la microcirculation, la balnéothérapie aromatique. En complément le thermalisme et la thalassothérapie apportent un cadre idéal pour se ressourcer, réapprendre les bases de la santé notamment au niveau de la prise en charge personnelle sur les plans alimentaire, physique et psychologique. Sources : http://www.osteopathie-france.net/articles-sites/1335-arthrose
- Prise en charge des personnes en surpoids en ostéopathie
Voici un article d'un ami ostéopathe concernant l'aide que l'ostéopathie peut apporter aux personnes en surpoids. Bravo à toi ! Anthony Dechy Et bonne lecture L’ostéopathie : facteur X dans le traitement de l’obésité L’équipe Oostéo est ravie de compter sur la présence d’Anthony Dechy, ostéopathe DO à Voisins le Bretonneux, diplômé de l’Institut Dauphine d’Ostéopathie, et de le recevoir aujourd’hui pour une interview exclusive consacrée aux bienfaits de l’ostéopathie sur les personnes obèses, en reprenant notamment les études menées par Anthony dans son Mémoire pour lequel il a reçu les félicitations du jury. Anthony, que peux-tu nous dire sur l’obésité en France actuellement ? En 2012, l’enquête Obépi mettait en avant une augmentation de la prévalence de l’obésité. A l’heure actuelle, nous pouvons indiquer que 15 % des adultes français de plus de 18 ans présentent une obésité (30 kg/m² ≤ IMC) alors que comparativement, la France comptait 8,5 % de personnes obèses en 1997. Ce qui veut donc dire qu’en l’espace de 15 ans, la prévalence a presque doublé ! L’OMS établit que « la cause fondamentale de l’obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées ». Parmi les circonstances déclenchantes les plus fréquentes figurent l’arrêt de l’activité sportive, les évènements hormonaux (puberté, grossesse, ménopause), émotionnels ou affectifs (dépression, deuil), les changements d’environnement relationnels (mariage, divorce, déménagement) ou professionnels (perte d’emploi), les interventions chirurgicales, le sevrage tabagique, certains médicaments (stéroïdiens, neuroleptiques ou antidépresseurs). Face à cet enjeu majeur de santé publique, l’Etat a donc mis en place un plan obésité entre 2010-2013. L’organisme mondial de la santé s’en inquiète, effectivement outre les pathologies mécaniques que cela entraîne (tel que l’arthrose, douleurs lombaires, du genou…), le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risques d’autre pathologies métaboliques (apnée du sommeil, défaillance cardiaque, stase veineuse des membres inférieurs, embolie pulmonaire, diabète…). Merci pour ces précieuses informations, néanmoins, pourquoi avoir choisi ce sujet de mémoire ? En quoi a t-il été complexe de trouver les informations pour répondre aux problématiques choisies ? Je recherchais avant tout un sujet qui avait été peu travaillé de manière à pouvoir montrer l’importance du champ d’action de l’ostéopathie et élargir mon domaine de compétence. Finalement, on trouve relativement peu d’ouvrages ou revues concernant l’ostéopathie et l’obésité. De fait, nous prenons conscience du fait qu’il faudrait combler ce manque en faisant un pont entre l’obésité et l’ostéopathie. Pour mon étude, le recrutement des patients s’est effectué à l’hôpital Louis Mourier de Colombes (92), centre de référence de prise en charge médicale et chirurgicale de l’obésité adulte (service de chirurgie digestive). Je tiens au passage à remercier tout particulièrement le Dr Séverine Ledoux qui a cru en mon projet et qui m’a ouvert les portes de son service. L’objectif de notre étude était de savoir si l’ostéopathie peut avoir un apport positif dans la prise en charge de la marche chez les patients en état d’obésité. J’ai donc réalisé 3 consultations à 15 jours d’intervalle sur les patients volontaires de l’hôpital répondant à nos critères. A la fin des 3 consultations nous avons évalué la différence entre les douleurs, la facilité à se mouvoir et la reprise d’une activité sportive avant et après traitement. Il s’est avéré que les douleurs présentes lors de la marche avaient diminué de moitié et même si les patients n’ont pas la sensation de douleurs ils parlent de gênes et de blocages, qui ont elles aussi disparues. De manière plus générale, nous avons eu d’autres améliorations qui n’étaient pas attendues mais qui, après réflexion, semblent « refléter » une évolution normale du traitement effectué. Par exemple, sur les 15 patients qui se plaignaient de constipation, tous ont déclaré avoir eu une amélioration au niveau du transit intestinal et se sentaient moins gênés et ballonnés durant la journée. De plus, après l’interrogatoire de la première consultation, 16 patients se présentaient avec la sensation d’avoir « une cage thoracique trop petite ». Après les 3 consultations, 7 patients avaient déclaré être améliorés. Cette amélioration s’explique par le fait que durant notre traitement nous avons investigué et travaillé sur le diaphragme. Pour avoir plus d’impact, il aurait donc fallu travailler sur des éléments en rapport avec la respiration. Penses-tu que la situation en France va s’améliorer ? Quels conseils pratiques donner à l’ensemble des lecteurs pour ne pas se retrouver confronté à ces contraintes ? Pour commencer, le patient obèse doit, avant d’être vu comme un obèse, être vu comme un patient. L’ostéopathe doit pour cela avoir une connaissance précise de l’obésité et connaître les principes de sa prise en charge dans notre système actuel par les différents acteurs de santé. Il est important d’expliquer au patient que l’ostéopathie est une aide et non un moyen de « guérir » l’obésité. En revanche, cela permet au patient de reprendre une activité physique dans de meilleures conditions. Il est important pour le patient d’être entouré d’une équipe pluridisciplinaire, (médecin nutritionniste, coach sportif, ostéopathe, psychologue, cardiologue…) Personnellement, il est conseillé de garder une activité physique et limiter les trajets en voiture (chercher le pain à pied par exemple). Pour reprendre une activité un peu plus intense telle que la course ou tout autre sport, mieux vaut commencer par avoir un avis médical. Sources : http://www.oosteo.com/blog/2016/07/losteopathie-facteur-x-dans-le-traitement-de-lobesite/
- Comment diminuer son cholestérol ?
Comment mieux manger pour diminuer le cholestérol ? Voici des indications dans une petite vidéo https://www.medelli.fr/cholesterol-alimentation/
- On sait enfin pourquoi les règles sont douloureuses !
La plupart des femmes le savent bien, les règles ne sont pas toujours faciles à supporter. Et pour cause, 80% d’entre elles ressentent des douleurs abdominales, des nausées, des maux de dos ou encore des migraines intenses avant et pendant la période de leurs règles. Longtemps laissé pour compte, des scientifiques se sont finalement penchés sur ce syndrome prémenstruel. Ils ont publié le résultat de leurs recherches dans le Journal of Women’s Health, en expliquant avoir trouvé l’explication à ce réjouissant cocktail qui touche la plupart des femmes chaque mois, à l’occasion des règles. L’étude scientifique, menée sur 3302 femmes suggère que ces symptômes sont provoqués par une inflammation aiguë, liée à la présence d’une protéine, la protéine C réactive, connue sous le nom de CRP (pour C-Reactive Protein). Cette protéine, synthétisée par le foie, apparaît dans le sang en cas d’inflammation dans l’organisme, et son taux est généralement mesuré pour évaluer les risques de maladies cardiovasculaires, d’AVC et de crise cardiaque. Étonnant car d’après les chercheurs de l’université de Californie à Davis, les femmes qui souffrent de ce syndrome prémenstruel possèdent un niveau élevé de cette protéine dans le sang. « Les troubles de l’humeur, les crampes abdominales, les maux de dos, les fringales et la prise de poids, les sensations de ballonnements » apparaissent suite à la quantité présente de cette protéine dans le sang. Cette étude, jugée révolutionnaire, devrait conduire au développement d’autres recherches, cette fois plus spécifiques, sur la façon dont chaque symptôme se développe. Mais elle devrait déjà permettre de mieux prévenir les douleurs, en dosant notamment les anti-inflammatoires. En effet, les auteurs de l’étude espèrent que ces premières conclusions vont permettre d’aider les médecins à mieux accompagner les femmes concernées par ce syndrome prémenstruel, en leur prescrivant des médicaments plus adaptés, et en les guidant sur le comportement à adopter pour essayer d’éviter le déclenchement de l’inflammation. Les recherches autour des règles suscitaient peu d’intérêt avant cette première étude, notamment parce que la plupart des scientifiques sont des hommes et parce qu’il s’agit souvent d’un sujet tabou. Une étude, qui est donc justement qualifiée de révolutionnaire et exceptionnelle. En février dernier, le docteur John Guillebaud avait relancé le débat dans le quotidien britannique The Independent, en disant que les douleurs ressenties par les femmes pendant les règles pouvaient être aussi fortes que celles ressenties lors d’une crise cardiaque. Source : FranceTvInfo
- Les règles douloureuses
L'ostéopathie peut vous apporter un bienfait face aux douleurs du cycle menstruel. Douleurs lombaires, maux de tête, jambes lourdes, ballonnements, constipations… Les signes cliniques accompagnant le cycle menstruel sont nombreux pour beaucoup de femmes. En effet, selon les études*, 43% à 90% des femmes seraient concernées par les règles douloureuses dont 10% à 15%** d’entre elles seraient clouées au lit chaque mois. Également connues sous le nom de dysménorrhées, ces douleurs, pourtant fréquentes, sont très souvent banalisées et considérées comme inévitables. Or, des douleurs trop persistantes sont généralement signe de dysfonctionnement (c’est-à-dire de trouble de la mobilité ou de congestion) des organes du petit bassin. Elles sont le plus souvent bénignes mais peuvent, dans certains cas, traduire une pathologie organique. Il est donc recommandé d’en parler à son médecin généraliste ou à son gynécologue qui prescrira alors des examens complémentaires s’il le juge nécessaire pour rechercher par exemple la présence d’un fibrome ou d’une endométriose. L’ostéopathie peut calmer vos douleurs En dehors du contexte particulier cité précédemment, vos douleurs peuvent être soulagées par l’ostéopathie. Votre praticien cherchera dans un premier temps, lors de son interrogatoire et de son examen clinique, des restrictions de mobilité de votre colonne lombaire et de votre bassin. En effet, ce cadre osseux, qui accueille le système uro-génital, peut, s’il présente des raideurs, venir perturber (par interactions réflexe ou par voie locale) le bon fonctionnement des organes pelviens et digestifs ; que ce soit au niveau vasculaire, nerveux ou mécanique sur les tissus musculaires et ligamentaires. Cela peut se manifester, par exemple, par des stases veineuses (ballonnements, jambes lourdes, hémorroïdes, etc.), des douleurs articulaires (lombalgie) et/ou un trouble du transit (constipation par exemple). Pour ce dernier signe clinique, votre ostéopathe peut également rechercher dans un deuxième temps des perturbations digestives, notamment sur le cadre colique et la masse grêle. Une approche gynécologique par voie externe peut également être justifiée, notamment dans le cas où un utérus rétroversé, c’est-à-dire orienté vers l’arrière, est mis en évidence puisque cette position peut être responsable de douleurs lors du cycle. 5 choses à faire pour soulager vos règles douloureuses En parallèle d’une consultation ostéopathique 1 ✚ Effectuez des exercices de respiration abdominale destinés à optimiser la mobilité des organes pelviens. Consommez des aliments riches en acides gras insaturés 3 ✚ Faites une cure de vitamine B6 et de magnésium. 4 ✚ Prenez un bain chaud ou appliquez régulièrement de la chaleur sur votre abdomen. Attention, toutefois, aux bouillottes qui peuvent se percer, cela est rare mais peut provoquer de graves brûlures. Ne posez pas votre bouillotte à même la peau. L’idéal est d’opter pour les bouillottes sèches, elles se présentent sous forme de petits coussins remplis de noyaux de cerises, de graines de lin, de tourbe ou d’épeautre. L’homéopathie, l’aromathérapie, la phytothérapie ou encore l’hypnose Les règles douloureuses ne sont pas une fatalité Votre ostéopathe, par des manipulations de la colonne, du bassin et des mobilisations viscérales, peut donc vous soulager, si besoin en collaboration avec d’autres professionnels. Toutefois, il ne faut jamais oublier que, depuis 2007 et la parution d’un décret portant sur le champ d’action de l’ostéopathie, le recours par un ostéopathe à des manœuvres internes est strictement interdit. Seules les manœuvres externes seront donc autorisées. En cas de nécessité d’un toucher intra-vaginal ou intra-rectal, il vous faudra alors vous orienter vers un gynécologue ou vers une sage-femme. Sources : http://www.lasantesurtout.com/les-bienfaits-de-l-osteopathie-face-aux-douleurs-menstruelles/
- L'ostéopathie plait aux francais
Les français font part d'un véritable engouement pour l'ostéopathie. Pour preuve, l'ostéopathie est passé aux JT de TF, france 2 mais aussi dans télé matin. Voici un de ses reportages ! ==> ICI
- L'ostéopathie au service des pompiers
L'ostéopathie présente des atouts pour grand nombre de personnes et de professions. Les pompiers, qui sont soumis à des entrainements sportifs importants au quotidien, sont les premiers pour qui l'ostéopathie est un atout ! Les pompiers ont un rythme de travail très soutenu de par le déroulement des journées. En effet, ils effectuent en moyenne 2 à 4h de sport par jour, la plupart du temps réparties entre séances de courses et travail de poids de corps. Quand pour certains le sport est un loisir, pour les pompiers ces moments de la journée font partie intégrante du métier, il est donc nécessaire de rester vigilant concernant leur préparation physique et ainsi éviter toute blessure. Les nombreuses missions sur lesquelles les pompiers interviennent demandent d’intenses efforts physiques, qui doivent de surcroît être gérés dans des situations d'urgence et de stress Cependant ce rythme soutenu peut entraîner des blessures par hyper-sollicitation, or un pompier blessé ne peut plus travailler. C'est dans ce contexte que l'ostéopathie peut intervenir de manière bénéfique pour les soldats du feu. suivi régulier à visée préventive pour éviter un maximum de blessures et des arrêts de travail invalidant, Le manque de préparation ainsi que de récupération du corps suite à ces efforts peut bien évidemment entraîner des douleurs. Par conséquent, nous rappelons qu’il est important de s'échauffer avant une activité physique afin de préparer le corps à l'effort pour n'importe quel sportif, amateur ou de haut niveau. Cela permet d'augmenter les fréquences cardiaque et respiratoire ce qui favorisera l'apport d'oxygène aux muscles, de réveiller les muscles… rôle dans le curatif, quand il y a blessure, pour une récupération plus rapide et dans les meilleures conditions L'alternance de garde et de jour de repos dérègle également l'organisme, il convient donc aux pompiers de se faire suivre régulièrement par des professionnels de santé afin d’éviter l’usure musculaire pouvant entraîner une période de repos forcée. Nous rappelons à titre informatif que les blessures les plus fréquentes chez les soldats du feu sont les entorses, tendinites de la coiffe des rotateurs ou biceps, lombalgies et cervicalgies, qu’un ostéopathe saura prévenir et guérir. Sources : http://www.oosteo.com/blog/2016/05/losteopathie-au-service-des-pompiers/
- Le psoas: un muscle de grande importance!
Peu de personnes connaissent ce muscle mais c’est celui qui donne souvent des douleurs lombaires et force petit à petit par manque d’étirements à se vouter et à marcher comme une personne âgée. Pour garder un dos droit et éviter les douleurs dans les hanches et dans le dos, voici 5 petites vidéos très intéressantes. Le psoas est un muscle qui part de la hanche, traverse l’abdomen et s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires. Ce muscle a une prédisposition particulière à devenir tendu puisque son fascia est en continuité avec celui du rein et également en continuité avec le diaphragme. Comme l’extension de la hanche devient limitée, la lubrification de la partie arrière de la hanche ne se fait plus et les phénomènes de dégénérescence s’installent. L’usure qui s’ensuit devient parfois tellement importante que les orthopédistes doivent procéder à une intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche. Le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs. Les peurs constituent l’émotion négative prédominante à l’heure actuelle sur la planète. De plus, étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficiant pas d’étirement sur une base régulière, accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir même rétracté. Le « muscle de l’âme» est l'endroit où se loge la peur et l’anxiété C'est le muscle le plus important car il est crucial pour stabiliser le corps. Il a de nombreuses répercussions sur la mobilité, l’équilibre et la flexibilité. En plus de sa fonction à garder le corps droit et en mouvement, ce muscle est si grand que lorsqu’il est complètement étiré et détendu, la tension libérée améliore la connexion à l’instant présent. Il est essentiel à notre bien-être psychologique et à la santé physique. C’est le seul muscle qui relie les jambes à la colonne vertébrale. Il commence à partir de la vertèbre dorsale (thoracique) T12 en passant par les cinq vertèbres lombaires avant d’arriver au fémur. Il affecte la mobilité, l'équilibre structurel, la fonction articulaire, la flexibilité, et bien plus encore. Le psoas a tendance à être tendu à cause d'un style de vie très sédentaire ou des étirements insuffisants. Liz Koch, auteur du livre Le psoas , indique que nos psoas "incarne littéralement notre profonde envie pour la survie, et plus profondément, notre désir élémentaire pour prospérer." Le muscle diaphragme Le diaphragme et le psoas se fixent sur le devant des vertèbres lombaires. C’est pourquoi leur crispation peut être à l’origine de tensions lombaires. Nous apprendrons à étirer spécifiquement la partie du diaphragme fixée sur le devant des vertèbres lombaires. Elle est souvent la zone la plus tendue du diaphragme. Que cela fait du bien de pouvoir agir, de pouvoir enfin se détendre dans cette zone si profonde et si souvent siège d’un nœud très ancien ! Les insertions des muscles diaphragme et psoas sont intriquées. C’est pourquoi ils peuvent former une chaîne de tension : la crispation du diaphragme tend le psoas et réciproquement. En stage, on peut tester la relation qui existe entre son diaphragme et chacun de ses psoas. Si besoin, on pratique un étirement conjoint de ces muscles. C’est souvent la meilleure façon de les détendre. La chaîne de tension psoas – diaphragme En plus de relier les jambes et la colonne vertébrale, le psoas est reliée au diaphragme. La respiration est modulé à la membrane, et il est également l'endroit où de nombreux symptômes physiques associés à la peur et l'anxiété manifeste. Koch estime que cela est dû à la liaison directe entre les psoas et la partie la plus ancienne de notre tronc cérébral et la moelle épinière, appelé le cerveau reptilien . Problèmes liés au stress chronique Piégé dans un état constant de «fuite ou combat" le psoas est déjà stressé au moment de la naissance. Comme le note Koch, "cette situation est aggravée par beaucoup de choses dans notre mode de vie moderne, de sièges d'auto aux vêtements serrés, des chaises et des chaussures qui faussent notre posture, limitent nos mouvements naturels et contractent davantage nos psoas." Ce stress chronique à vie mis sur le psoas peut entraîner de nombreux problèmes et des douleurs au niveau du dos, de la hanche, du genou et créée également des problèmes digestifs et respiratoire. Le corps physique n'est pas la seule partie de vous qui souffre d'un psoas chroniquement stressés. Le psoas est beaucoup plus qu'un muscle utilisé pour la stabilité structurelle. Elle influe sur chaque élément de la vie, de la façon dont vous vous sentez, à la façon dont vous regardez le monde, et même la façon dont vous traitez les autres. Une variété de problèmes ont été associés au muscle psoas chroniquement stressé: il peut nuire à votre état émotionnel; il peut avoir un impact de vos relations interpersonnelles; et il peut influencer votre gé contentement de la vie . Un psoas sain est important pour le bien-être émotionnel. Sources : http://samtosha.eklablog.com/le-psoas-un-muscle-de-grande-importance-a117984598
- L'ostéopathie pour musiciens
Aujourd’hui, Marion Barbe ostéopathe à Sainte Foy lès Lyon et membre du réseau Oostéo nous a accordé un entretien spécial sur sa pratique de l’ostéopathie, et plus particulièrement de sa proximité avec les musiciens. Oostéo : Bonjour Marion, présentez-vous. Pourquoi cette spécialisation ? Je suis instrumentiste depuis l’âge de 6 ans (altiste, c’est-à-dire joueuse d’alto), et j’ai passé 15 ans au conservatoire régional de Lyon, dont 10 ans de formation « musique étude ». Puis, avant d’ouvrir mon cabinet à l’âge de 36 ans, j’étais acheteuse dans l’industrie automobile ! C’est une rencontre avec un ostéopathe qui m’a poussé à changer d’orientation, le soin est devenu une évidence pour moi. L’ostéopathie s’avère être pour moi l’approche la plus globale et respectueuse de la personne. Oostéo : Avez-vous suivi une formation spécifique ? Avez-vous eu un mentor dans le milieu musical? La base de la démarche a été mon Mémoire de fin d’études. J’ai pris contact avec des musiciens de l’Orchestre National de Lyon (musiciens professionnels) et de l’Opéra de Lyon, ce qui m’a permis de travailler avec 17 musiciens au total. Mon étude a été basée sur l’épaule du violoniste et de l’altiste professionnel, ce qui m’a permis de créer mon 1er réseau. Ensuite, les gens sont venus se faire soigner à la clinique de l’école, où j’effectuais également des analyses posturales de musiciens, engrangeant progressivement le mécanisme du bouche à oreille, mais je n’ai eu aucun « mentor » pour me pousser à le faire. A présent, je travaille également avec des chanteurs, depuis ma formation passée avec Alain Piron. Oostéo : Quelles différences avec l’ostéopathie « classique » et non tournée vers un public spécifique? En ce qui concerne les chanteurs, l’approche ostéopathique est essentiellement crânienne, mais il faut bien garder à l’esprit qu’un musicien est avant tout un homme comme un autre, même s’ils ont des contraintes spécifiques (par exemple, les violonistes adoptent des positions asymétriques et donc pas du tout naturelles). Il y a des spécificités pour les musiciens dans la mesure où il existe des facteurs qui amènent les musiciens à des problèmes posturaux : la longévité de pratique, la répétitivité, les positions articulaires extrêmes, etc. On remarque également des problèmes de diaphragme, d’œsophage, et d’estomac spécifiques aux musiciens, ce qu’une médecine générale ne pourrait pas nécessairement remarquer. C’est pourquoi une approche globale est indispensable, et en tant que musicienne, je connais davantage leurs contraintes. De fait, je travaille souvent avec un musicien avec son instrument, en position assise, puis debout, afin d’observer son adaptation à l’environnement auquel on le contraint. Oostéo : Comment se déroule une « séance » ou « mini-séance » de préparation avec musiciens ? Quels sont les avantages qu’ils y trouvent ? (décontraction, moins de stress, plus d’agilité au niveau doigts, … La médecine du travail considère qu’un travail est répétitif à partir du moment qu’un même mouvement est effectué toutes les 30 secondes, or un pianiste peut faire jusqu’à 20 notes à la seconde, soit près de 400-600 gestes à la minute ! Un musicien est en quelques sortes un athlète de haut niveau (comme dans le cas du sprinteur où tout est millimétré, on retrouve des micro-paramètres d’articulation pour le musicien). On est dans un geste très technique et très élaboré, extrêmement spécifique. Oostéo : Quelques données/chiffres à retenir ? Un musicien, entre l’âge du démarrage et son activité professionnelle, pratique plus de 20 000h de son instrument, il grandit donc autour de l’instrument avec toutes les contraintes que cela implique et peut entraîner (ce qui est souvent le cas) des dysfonctions intra-osseuses, comme pour le violoniste qui appuie son instrument sur la mandibule et la clavicule ; la croissance se fait autour d’une contrainte entre 6 et 20 ans. Sources : http://www.oosteo.com/blog/2016/01/losteopathie-pour-musiciens/