Le syndrome de fatigue chronique
- _
- Aug 1, 2023
- 2 min read

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) ou encéphalomyélite myalgique (EM) est un syndrome de plus en plus diagnostiqué par les médecins.
Il afflige, contrairement à ce que l’on croit, autant les hommes que les femmes (ETMIS, 2010).
Le symptôme principal est la fatigue. Par ailleurs, on constate une détérioration fonctionnelle de plus de six mois. Celle-ci est souvent associée à des douleurs musculo-squelettiques, des problèmes cognitifs, des problèmes de sommeil, des perturbations des systèmes neuroendocrinien et immunitaire (Carruthers, 2003).
Cette maladie aurait un taux de prévalence de 1,3% au Canada (Park et Knudson, 2007). Plusieurs hypothèses physiopathologiques sont pressenties afin d’expliquer les symptômes du SFC.
Quelques hypothèses physiopathologiques
L’hypersensibilité à la douleur et la faible résilience au stress portent certains chercheurs à penser que la cause du SFC serait en relation avec une dysfonction dans l’axe hypothalamo-hypophysaire surrénalien (HHS) (Holtorf, 2007; Luyten, 2008; ETMIS, 2010).
D’ailleurs, une faible réaction à l’hormone corticotrope, ou adrénocorticotrophine (ACTH) a été remarquée après stimulation de la vasopressine de même qu’une réaction affaiblie de l’ACTH au test de tolérance à l’insuline ce qui témoignent d’un dysfonctionnement de l’axe HHS (Timothy, 1997; Cleare, 2003; ETMIS, 2010).
Notons qu’une autre hypothèse serait en lien avec le faible volume de sang éjecté au niveau du cœur (volume d’éjection systolique) et un faible débit sanguin cardiaque.
Ces deux éléments seraient en rapport étroit avec l’intensité des symptômes (ETMIS, 2010). On remarque aussi que le syndrome de fatigue chronique présente une réduction du réflexe vagal démontrant la diminution d’efficacité du système nerveux autonome (Carruthers, 2003).
Finalement, toutes ces recherches portent à croire que le SFC présente des déficiences marquées au niveau du système nerveux autonome, du système neuroendocrinien et du système immunitaire.
L’ostéopathie vs SFC
En ostéopathie, certaines recherches ont démontré des améliorations des symptômes cliniques des patients atteint du SFC (O’Connor et Tremblay, 2001; Perrin, 2007; Grenier, 2012; Allaire, 2014).
De plus, certaines techniques ostéopathiques ont été mises en avant plan afin de mieux traité les gens atteints du SFC (Perrin, 2007).
Tout en considérant que le SFC est un syndrome qui demande des interventions médicales et paramédicales multiples, on peut considérer l’ostéopathie comme un choix à envisager pour les personnes qui souffrent quotidiennement de ce syndrome.
Au niveau clinique, l’ostéopathe évaluera, entre autres, les vertèbres thoraciques et les ganglions sympathiques en relation avec celles-ci, le système lymphatique et le mécanisme des pressions ainsi que le mécanisme crânio-sacrée (Perrin, 2007)
Sources : http://qualita.ca/indications-de-losteopathie/losteopathie-et-le-syndrome-de-fatigue-chronique/
Comentarios